Séance tatouage japonais : Dos complet

Mon expérience personnelle
Bonjour et bonsoir à nos lecteurs ! Aujourd’hui, je vous partage mon point de vue ainsi que mon expérience dans l’univers du tatouage traditionnel japonais.
L’ensemble de mon tatouage a été réalisé par Dago, à Strasbourg. À ce jour, nous avons déjà effectué 13 séances d’environ trois heures chacune.
Dans le prochain titre, vous verrez les parties du corps les plus difficiles à tatouer lors d’une séance consacrée au dos, mais aussi mes astuces afin de tenir le coup contre la douleur.
Mon dos est dĂ©corĂ© par une Jorogumo, un esprit d’araignĂ©e qui se transforme en femme afin d’appâter les hommes et les dĂ©vorer. Elle siège fièrement sur les crânes de ses victimes, pris par le courant de l’eau, au milieu des roches.
Derrière elle, se trouve sa toile, qui comporte une étiquette signée « Shin Sekai », la traduction japonaise de Nuevo Mundo, le salon de tatouage de Dago.
Est-ce que le tatouage du dos fait mal ?
Quand on parle de douleur pendant un tatouage, il faut distinguer deux aspects : le ressenti personnel et une réalité plus objective.Chaque personne possède un seuil de tolérance différent. Cependant, certaines zones du corps sont presque unanimement reconnues comme plus douloureuses. Pas de chance pour moi : le dos en compte plusieurs. Aujourd’hui, j’ai justement pu en faire l’expérience.Comme vous pouvez le voir sur les photos, plusieurs zones de mon dos restent encore à remplir.
L’objectif de cette séance était de compléter les crânes sur la partie droite. Nous avons aussi repassé certaines toiles d’araignée qui s’étendent jusqu’aux côtes.La zone située en bas des fesses est particulièrement désagréable. La douleur augmente encore vers l’intérieur de la jambe, là où se trouve un crâne colorisé.
La différence est nette si l’on compare avec la partie haute du dos, qui est bien plus supportable.Pour tenir le coup, je garde toujours une respiration lente et régulière. Je ferme les yeux, sans musique, et je me concentre sur la sensation.
J’aime imaginer l’encre pénétrer dans ma peau. Je me répète aussi que j’accepte cette douleur.D’après mon expérience, le contrôle mental aide beaucoup. Le cerveau accepte plus facilement de rester plusieurs heures sous l’aiguille.Il faut aussi garder en tête le résultat final. Chaque minute et chaque trait nous rapprochent de la raison pour laquelle nous sommes venus au shop.
La perception de la douleur dépend également du tatoueur. Au fil du temps, Dago a ajusté sa technique et sa machine.La séance d’aujourd’hui était donc beaucoup moins douloureuse que les premières.
C’est un point important à considérer. Beaucoup de personnes hésitent entre un tatoueur débutant et un tatoueur expérimenté sans penser à cet aspect.
Comment se préparer avant une séance ?
J’ai toujours une petite checklist avant d’aller à une séance de tatouage. Elle se compose de quatre points : hygiène, sommeil, nutrition et tenue vestimentaire. Assurez-vous de bien dormir la veille afin d’arriver en forme. Avant de partir, prenez quelque chose de légèrement sucré et vitaminé, comme des fruits ou un jus d’orange. Se faire tatouer est éprouvant pour le corps, il est donc important de faire le plein d’énergie.
Privilégiez également des vêtements amples et faciles à retirer : votre corps vous remerciera. Lorsqu’on travaille sur de larges zones du corps, la peau peut devenir très sensible, et le contact du textile peut être désagréable au moment de se rhabiller ou de se déshabiller en rentrant chez soi.
Dans mon cas, vous pouvez me voir porter sur la photo un vêtement traditionnel appelé fundoshi. Il s’agit d’une longue bande de tissu nouée de manière à couvrir les parties intimes. Ce vêtement était autrefois porté par le peuple japonais, aussi bien par de simples paysans que par des samouraïs.
Il est particulièrement intéressant à porter lors d’un tatouage du dos, car il offre davantage de liberté de mouvement au tatoueur, notamment sur la partie basse du corps. Je trouve aussi que cela apporte plus d’intimité : le tissu dissimule la raie des fesses et limite les risques d’exposition des parties génitales. Bref, c’est gagnant-gagnant !
Comment faire un dos irezumi ?
Le tatouage traditionnel japonais est un art très normĂ© dans sa globalitĂ©. En effet, votre dos n’Ă©chappe pas aux règles qui s’appliquent sur les autres parties du corps, c’est Ă dire: Une seule saison, des couleurs primaires et secondaires seulement, des Ă©lĂ©ments (vents, feu, eau, roches).
Au niveau de la taille de la pièce, il y a des normes Ă respecter. Traditionnellement, on tatoue jusqu’aux fesses comprises, voir mĂŞme jusqu’aux cuisses, comme pour moi.
En France, cela peut-ĂŞtre vu comme Ă©trange de se tatouer le postĂ©rieur, mais cela permettra Ă votre sujet principal du dos de vraiment s’Ă©panouir sur votre corps, de prendre de la place et devenir bien plus impressionnant.
Pour le dos plus spécifiquement, on choisira un personnage principal, qui sera assez gros pour épouser toute la place à disposition.
On place Ă©ventuellement une Ă©tiquette signĂ©e du nom du tatoueur, afin que l’oeuvre soit rattachĂ©e Ă lui. Elle est placĂ©e en haut, pour ĂŞtre colorisĂ©e Ă la fin, lors de la dernière sĂ©ance.
Pour plus de détails sur les règles de l’irezumi, consultez notre article ici.
